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j'ai pris le gif !c!



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Bonjour.
Ce skyblog est rempli par une autre version de Harry Potter 5 s'appellant ici Harry Potter et le pouvoir du cristal.
Si tout les chapitres ne sont pas publier : ils sont écrient mais pas encore en ligne alors ...patience !!!
Aussi, certaines photos sont un peu petites. C'est mon ordinateur qui les raptissient...Je suis désolée.Je ne peux rien faire.
Certains pourrai la trouvait complétement nul et d'autres la trouvent passionnantes.
Donnez moi votre avis !
Bonne lecture.
ps : si tu veux pas lire l'histoire et aller directement aux photos nws gifs .... c'est page 10 ! c'est à dire ici


TABLE DES MATIERES

Chapitre 1 : Étrange anniversaire !
Chapitre 2 : Sur le chemin de traverse
C
hapitre 3 : Romantisme à bord du Poudlard Express
Chapitre 4 : Potter pleure
C
hapitre 5 : Première journée, premiers ennuis
Ch
apitre 6 : Une nuit mouvementée
Chapitre 7 : Le capitaine de Quidditch à l'œuvre
C
hapitre 8 : Le rêve
Chapitre 9 : Gryffondor contre Serpentard
Chapitre 10 : Harry rit
C
hapitre 11 : La Prophétie du Cristal
Chapitre 12 : La réunion
Chapitre 13 : La transe de Cho
C
hapitre 14 : Les cours
Chapitre 15 : Là-haut
C
hapitre 16 : Le Cybercafé
Chapitre 17 : Premier week-end à Pré-Au-Lard
Ch
apitre 18 : La soirée d'Halloween
Ch
apitre 19 : Le banquet
Chapitre 20 : Siria Black
C
hapitre 21 : Li
Chapitre 22 : Deux étoiles
C
hapitre 23 : Révélation
C
hapitre 24 : L'adieu
Chapitre 25 : Second week-end à Pré-Au-Lard
Chapitre 26 : La menace de Malefoy
C
hapitre 27 : Excursion nocturne
C
hapitre 28 : Le vif de Cristal
C
hapitre 29 : La tentation de Dumbledore
Chapitre 30 : Histoire de la magie
C
hapitre 31 : Mises au point
Chapitre 32 : Le départ
Ch
apitre 33 : Nervosiet pression
Ch
apitre 34 : Match contre Beauxbâtons
Chapitre 35 : Troubles
Chapitre 36 : Avalanche de courrier
Chapitre 37 : Durand et Durmstrang
C
hapitre 38 : Le pacte sans nom
Chapitre 39 : Une victoire, à quel prix ?
C
hapitre 40 : Périples et Remises en Question
C
hapitre 41 : Vague et larmes
Chapitre 42 : Tom
Chapitre 43 : Vol libre
C
hapitre 44 : Poudlard-Sorcior

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# Posted on Tuesday, 27 December 2005 at 7:02 AM

Edited on Wednesday, 27 June 2007 at 2:09 AM

Chapitre 1 : Etrange anniversaire !

Chapitre 1 : Etrange anniversaire !
"Ahahah ! Alors, Harry, petite vermine ! Tu croyais pouvoir échapper au grand, au puissant Lord Voldemort ! Lève-toi, regarde-moi et meurs la tête haute, comme ton père !
- Non, pitié ! Ne me touchez pas ! Je vous en prie !
- Ton père était plus courageux que ça, tu sais, mais ça ne l'empêchait pas de n'être qu'un insecte nuisible, une erreur de la nature !
- Non, cria Harry, je ne veux pas mourir !"

Le prince des ténèbres se pencha et se mit à déchirer la peau du doigt du garçon, son sang coula et Voldemort s'en nourrit. Il y eut un grand éclair vert et... Harry se réveilla.

Sa chouette Hedwige était en train de lui mordiller le doigt pour le réveiller. Le jeune homme s'assit dans son lit, des larmes se mêlant à sa sueur. Il consulta sa montre : 00h10, depuis 10 minutes, il avait 15 ans. Il vit que son hibou n'était pas seul, quatre autres l'accompagnaient. Il attrapa le plus petit des cinq volatiles pendant que les quatre autres allaient se restaurer dans la cage d'Hedwige. Le petit oiseau se nommait Coquecigrue, appartenait à son meilleur ami, Ronald Weasley et faisait tellement de bruit qu'Harry se demanda comment il avait pu ne pas se rendre compte plus tôt de sa présence. Il détacha le paquet qui était fixé à la patte de l'animal. Il contenait un magnifique miroir, Harry lut la lettre qui y était attachée :

Cher Harry,
Je te souhaite un joyeux anniversaire. Ce miroir n'est pas un miroir ordinaire, en effet, il produit l'effet inverse des détraqueurs que tu as rencontrés, il y a 2 ans. Il te montre tes souvenirs les plus heureux, peut-être y verras-tu tes parents ? Maman ne veut plus que l'on sorte depuis le retour de Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Etre-Prononcé. Mais, on a quand même réussi à faire enrager Percy 158 fois depuis le début des vacances, un record ! Même Ginny s'y met. Dumbledore ne veut pas que tu viennes, par sécurité. Mes frères m'ont dit pour les mille gallions, tu es trop généreux ! Ils ne m'ont pas acheté de robe de soirée car je n'en voulais pas : je n'ai pas envie de retourner danser dans un bal, je ne supporterai pas ça !
Salut
Ron


Harry regarda le miroir, mais il fut passablement déçu : il ne vit que son propre reflet. "Revelatum", murmura-t-il, dans l'espoir que la formule fonctionne, et ce fut le cas. Il fut entraîné dans le miroir et se vit, âgé seulement de quelques mois, accompagné de ses parents. Tous trois étaient allongés sur une plage et riaient aux éclats. Sa mère était très belle, avec de longs cheveux noirs et des yeux verts. Son père possédait des cheveux noirs en bataille, semblables à ceux de son fils, ses yeux étaient noirs et pétillaient de malice. Puis, tout à coup, tous trois s'arrêtèrent et le paysage changea, ils se retrouvèrent dans une voiture volante, Lily Potter souriait à son fils en lui disant : "Alors, Harry, tu es content ? Dis-moi, tu es content d'aller voir ton arrière grand-père pour la première fois ?" Le nourrisson gazouillait et Lily riait. Personne ne semblait voir l'autre Harry, celui qui avait 15 ans depuis environ 10 minutes.

La voiture atterrit et la porte devant laquelle elle s'arrêta s'ouvrit immédiatement. Un homme se tenait sur le perron et Harry poussa un cri de surprise en le reconnaissant : c'était Albus Dumbledore, le directeur de l'école de sorciers d'Harry. James Potter lui serra la main en souriant :

"Bonjour grand-père !"

Harry fut stupéfait, mais il continua de les écouter parler.

"Quel âge a Harry, maintenant ?
- Il a un an. Aujourd'hui est le jour de son 2° Halloween", répondit Lily avec un grand sourire.

"Finite Incantatem" prononça Harry, livide. Il se retrouva immédiatement dans sa chambre. Il avait passé un moment merveilleux, mais avait été bouleversé de savoir que Albus Dumbledore était son arrière grand-père. Et surtout, ébranlé par ce qu'il venait d'entendre : cette scène s'était déroulée le jour où Harry était devenu orphelin.

Il se rappela soudain des autres hiboux, il prit Hedwige dans ses bras et ôta le colis accroché à sa patte. Elle lui mordilla affectueusement l'oreille et repartit dans sa cage. Il ouvrit d'abord la lettre. Elle avait été écrite de la main d'Hagrid, le garde-chasse :

Cher Harry,
Joyeux anniversaire. Je voulais t'envoyer un oeuf de dragon, mais je ne sais pas si tes moldus auraient apprécié. Alors, j'ai décidé de t'envoyer une licorne modèle réduit, le fabricant est le même que celui de ta statuette de Magyar à Pointes que tu as affronté cette année lors du tournoi des trois sorciers. Hedwige est venue chez moi pour m'apporter ta dernière lettre.
À Poudlard, la vie est plus ennuyeuse qu'en période scolaire. Le professeur Trelawney n'arrête pas de s'évanouir à moitié lorsque l'on parle de toi, ça devient très énervant.
Affectueusement,
Hagrid.


Harry ouvrit fébrilement son cadeau. Une petite licorne en sortit et fit quelques pas sur le plancher. Elle s'ébroua et regarda son maître de ses grands yeux mauves. Il lui sourit et décida de la baptiser Luna. Il était très heureux que Hagrid ne lui ai rien envoyé de dangereux. Deux années auparavant, il lui avait en effet offert un livre mordeur très agressif.

Il alla chercher un autre hibou, il choisit celui au plumage violet. Il lut sa lettre après avoir détaché un paquet énorme. Elle lui avait été envoyée par Hermione, sa meilleure amie :

Mon cher Harry,
J'espère que tes moldus sont gentils avec toi. Moi, je passe de bonnes vacances. Mes parents ne cessent de s'extasier devant tout mon matériel de sorcière. Je me fais encore livrer la gazette du sorcier. Tu-Sais-Qui a encore tué beaucoup de gens, le ministère est débordé. Enfin, je pense que tu ne veux pas en parler. J'ai hâte d'acheter mes livres sur le chemin de traverse, en effet, je crois ne pas encore les avoir lus. As-tu eu des nouvelles de Sirius?
À Bientôt
Hermione
P.S : Comment trouves-tu ma chouette ? Je l'ai adoptée, il n'y a pas très longtemps.


Harry ouvrit le paquet, un livre en tomba. Il lut le titre : "15 ans de vie Harry Potter", ému, il ouvrit son livre. Il était rempli de photos de lui, de dessins le représentant, et chaque fois, un texte le couvrant de gloire accompagnait l'image. Il fut très touché. Le livre avait été écrit par un certain Edmus Cantonitus. Il alla chercher un autre hibou, argenté pour sa part. Il commença par la lettre, c'était une écriture ronde, régulière, très belle qu'il ne connaissait pas. Il lut :

Bonjour Harry,
Après ce qui s'est passé cette année, tu dois avoir besoin de réconfort. As-tu vu le livre qui parle de toi qui est sorti? "15 ans de vie Harry Potter"... dès que j'en ai entendu parler, je l'ai acheté. C'est pour ça que je connais la date de ton anniversaire. Tu vas peut-être trouver ça bête, mais il faut que je te le dise... je t'aime. Voilà, je l'ai dit. Je ne sais pas si c'est réciproque.
À bientôt, j'espère
Cho Chang


Harry dut s'asseoir, la jeune fille dont il était amoureux depuis deux ans lui déclarait sa flamme. Il décidait de lui répondre seulement à la rentrée. Il voulait être sûr de ses sentiments. Il regarda le cadeau qu'elle lui avait envoyé. C'était un joli cadre avec la photo de Cho. Elle lui souriait et lui adressait de grands signes de la main. Harry sourit à son tour et le posa sur sa table de nuit.
Il prit la dernière chouette, qui, elle, possédait un plumage brun. Aucun paquet ne l'accompagnait. Il lut la lettre :

Cher Harry,
Je n'ai pas pu t'acheter de cadeaux. Alors je t'envoie quelques gallions d'or de mon coffre. J'espère que tes moldus te traitent bien. J'ai lu la gazette, un sorcier aurait repéré Pettigrow, en Ecosse, avec un peu de chance, on le retrouvera et je serais libre.
Joyeux anniversaire
Sirius ou Patmol


Harry regarda à l'intérieur de l'enveloppe : son parrain lui avait envoyé 95 gallions d'or, une petite fortune ! Il réfléchit à ce qu'il pourrait en faire. Peut-être achèterait-t-il des accessoires de Quidditch? Ou un énorme sac de bonbons ? Un bijou pour Cho ? Perdu dans ses pensées, il contempla la lettre et se rendit soudain compte qu'on voyait quelque chose à travers le papier. Sans aucun doute, il l'approcha près de la lampe et ce qu'il vit confirma sa pensée : Sirius lui avait écrit un message au jus de citron.
Il lut :

Je dois te tenir au courant : Hagrid est parti avec Mme Maxime rechercher les géants exilés dans les montagnes. Rogue et moi, nous sommes partis voir tous nos anciens amis en lesquels nous pouvions avoir confiance et qui ne sont pas devenus des mages noirs (autrement dit, MES amis !). Le professeur Lupin te souhaite le bonjour et tu lui manques. Ne dépense pas tout de suite mes gallions, tu comprendras au cours de l'année à quoi ils vont te servir. Quelque chose d'un peu plus futile: Hermione part le 2 août pour la Bulgarie où habite Krum, mais ne le dit pas à Ron, je ne sais pas s'il aimerait ça !

Harry sourit, mais se demanda pourquoi son parrain faisait tant de mystères : pourquoi ne pas lui dire explicitement le nom de la chose qu'il devrait acheter ? Et pourquoi écrire au jus de citron ?
Il bailla longuement et décida de voir tout ça le lendemain.

Mais ce ne fut pas aussi simple : Harry se leva tôt, réveillé par des cris qui lui indiquèrent que Dudley venait de se peser, qu'il avait encore pris quinze kilos en un mois et avait de nouveau cassé une balance.
Il s'habilla et descendit prendre son petit-déjeuner. Son cousin était habillé d'un horrible pyjama rose (que sa tante avait fait tailler sur mesure), ce qui lui faisait encore plus ressembler à un cochonnet qu'à l'ordinaire, ce qui n'était pas peu dire. Harry mangea sa mandarine et monta dans sa chambre. Il n'avait pas écouté son oncle et sa tante le critiquer pendant le "festin", ni leurs propos racistes sur les immigrés. Il ne pensait qu'à la lettre de Sirius. Le régime de son cousin lui importait peu, car il pourrait manger les gâteaux que lui avaient envoyés ses amis. Il remonta dans sa chambre dans l'espoir de comprendre le mot de son parrain. Il se décida à d'abord manger. Mais par manque de chance, Dudley arriva pour récupérer des livres à déchiqueter dans la chambre d'Harry. Bien entendu, il ne frappa pas avant d'entrer, et en ouvrant la porte, il poussa un cri strident. Mais il accepta tout de même le sachet de bonbons que lui tendit Harry, son estomac reprenant le dessus sur son cerveau. Dudley en mangea un et repartit en remerciant son cousin. Lorsqu'il fut sorti, Harry éclata de rire et s'empressa d'envoyer un hibou à Ron :

Cher Ron,
J'ai bien reçu ton miroir, c'était fantastique ! Je ne te dirais ce que j'ai vu qu'à la rentrée, pour le suspense ! J'aurais plein de choses à vous raconter à Hermione et toi ! Autrement, remercie tes frères pour les bonbons qui rendent gentils qu'ils m'ont envoyé, c'est super ! Cet imbécile de Dudley en a mangé et il est devenu agréable, il m'a même remercié ! J'espère que les mille gallions leur suffiront pour leur magasin !
Salut !
Harry


Il attacha le message à la patte d'Hedwige qui s'envola immédiatement par la fenêtre. Il s'assit sur son lit et termina son petit-déjeuner. Puis, il rangea ses victuailles sous la lame de parquet branlante dissimulée par son lit.

Il était heureux, à partir de ce moment-là, Dudley allait devenir aussi gentil qu'un agneau avec lui. Le petit sorcier consulta le calendrier qui indiquait le nombre de jours le séparant de son retour à Poudlard, il ne lui restait à attendre que deux jours avant d'aller acheter ses livres. Deux tout petits jours et il retrouverait ses amis.

On frappa à la porte. Harry ouvrit. Dudley tenait un grand plateau dans sa main, celui-ci contenait deux orangeades. Harry fit entrer son cousin. "J'ai pensé qu'une orangeade te ferait plaisir." dit ce dernier. Harry réprima avec beaucoup de mal un fou rire et le fit asseoir. Dudley lui demanda beaucoup de choses sur la vie des sorciers, et son cousin y répondit. Pour la première fois, Harry avait l'impression d'avoir un véritable ami moldu. Ce qui le gênait, c'était la cause : un sortilège jeté à des bonbons ! Au repas, la tante Pétunia fut passablement déçue par l'attitude de son fils, mais tenta de ne pas le montrer. Harry passa une merveilleuse journée avec son cousin, un comble !

# Posted on Tuesday, 27 December 2005 at 10:09 AM

Chapitre 2 : Sur le chemin de traverse.

Chapitre 2 : Sur le chemin de traverse.
Les deux jours suivants passèrent à une vitesse fulgurante. Harry avait reçu sa liste de fournitures scolaires depuis déjà très longtemps. L'oncle Vernon le conduisit sur le côté moldu du chemin de traverse. Il grommela très vite un "Au-revoir-dépêche-toi-sois-là-dans-trois-heures" et il partit. Harry entra dans le minuscule pub du "Chaudron Baveur" et entendit ses amis l'appeler :

"Harry, Harry, dépêche-toi !
- Bonjour Ron, salut Hermione ! Ça va bien ?
- Ouais, nous, ça va, mais toi ? demanda Ron.
- Ben, je crois que ça va ! Ron, tu as reçu mon hibou ?
- Oui, et mes frères ont été mis en relation avec Zonko, ils vont collaborer ! Ils ont juré de t'offrir autant de farces et attrapes que tu voudras !
- Super ! Autrement, ajouta-t-il en baissant légèrement la voix, Sniffle m'a écrit.
- Que disait-il ? Il va bien ? demandèrent en coeur les deux autres sorciers.
- Oui, il paraît que quelqu'un a repéré Queudver en Ecosse ! Vous imaginez si nous, on le retrouvait ?
- Harry... commença Hermione d'un air sévère.
- Je sais, je sais, il ne faut pas que je mette ma vie en danger, le ministère retrouvera Pettigrow, mais moi, je ne dois prendre aucun risque, c'est à peu près ça ?"

Le teint d'Hermione rosit légèrement. Elle balbutia un "oui" et se tassa sur sa chaise, vexée.
Lorsque tous trois furent réconciliés, ils passèrent manger une crème glacée chez Florian Fantarôme.
Ils bavardèrent un peu:

"Alors comme ça, Hagrid est parti chercher sa mère avec Mme Maxime ? C'est peut-être pour ça qu'il a mis tant de temps à répondre à ma dernière lettre s'exclama Hermione.
- Oui, sûrement. Et Sniffle m'a aussi donné 95 gallions. Il a dit qu'il ne fallait pas les dépenser tout de suite, que je leur trouverai une utilité au cours de l'année.
- C'est bizarre ! Tu es sûr que c'était son écriture demanda Hermione.
- Je ne me souviens plus, tu crois que cette lettre aurait pu être envoyé par VOLDEMORT?"

Les gens se tournèrent vers lui, épouvantés. Une vieille sorcière s'approcha de lui :

"Jeune homme, on voit que vous n'avez pas connu son époque ! Graine de voyou ! Mais, il revient et vous allez vivre des moments terribles ! Le seul qui puisse nous en débarrasser, c'est Harry Potter !"

Harry se passa la main dans les cheveux, laissant apparaître sa cicatrice. La sorcière rougit et bredouilla :

"Oh, monsieur Potter ! Oh, mon dieu ! Je suis désolée ! Venez tous voir, c'est Harry Potter ! Oui, c'est lui ! C'est le plus beau jour de ma vie ! Oh, monsieur Potter ! Puis-je vous serrer la main, s'il vous plaît ?
- Euh... oui !
- Oh ! C'est absolument merveilleux ! C'est le plus beau jour de ma vie !"

Un homme s'approcha d'Harry :

"T'es le fils à James Potter ?
- Euh... oui. répondit celui-ci.
- Faut que tu me suives.
- Mais attendez ! Qui êtes-vous ?
- Pas le temps, dépêche-toi !
- D'accord, mais mes amis viennent avec moi !"

L'homme marqua une pause, il se retourna et examina Ron et Hermione :

"Retournez avec vos parents !
- Attendez, répliqua Ron, mes parents sont avec mes frères et soeurs; et les parents d'Hermione sont du côté moldu. De toute façon, on ne vous laissera pas emmener Harry comme ça !"

L'homme réfléchit, puis acquiesça. Ils marchèrent tous les quatre puis s'arrêtèrent dans l'allée des embrumes.

"Attendez, s'exclama Harry, vous habitez ici ? Vous êtes un mage noir ?
- Calme-toi, petit, répondit celui-ci en lui serrant le bras.
- Non, je ne me calmerais pas ! MOI, je ne suis pas un mage noir, un point c'est tout et je ne veux pas aller dans l'allée des embrumes ! Et puis, lâchez-moi ! Je hais les mages noirs, vous me dégoûtez !
- Bon, je ne suis pas un mage noir, j'ai connu ton père. J'étais un animagus secret, le cinquième de la bande. Mais, ils me cachaient, ça ajoutait au jeu. J'étais un enfant maladif, je passais mes nuits à l'infirmerie, sans surveillance. Mais, malheureusement, j'ai souvent failli me faire prendre lors de mes escapades dans le parc, notamment lorsque le saule cogneur a failli m'éborgner.
- Quoi ??? Le professeur Lupin m'a parlé de vous, vous vous appelez Dave Goujon !
- Ah ? Comme ça ce bon vieux Lunard est devenu professeur ? Je suis content pour lui, ça a toujours été son rêve, répondit l'homme d'un air évasif.
- Oui, répondit Hermione, il était professeur de défense contre les forces du mal.
- Il ne l'est plus ? demanda Dave.
- Non, il a démissionné lorsque Rogue a révélé aux Serpentard que Lupin était un loup-garou.
- Rogue ? Severus Rogue ? demanda l'homme abasourdi.
- Oui, c'est le maître des potions, dit Ron, je le déteste."

Une grimace apparut sur le visage de Dave.

"Comment un tel imbécile a t-il pu devenir professeur? murmura-t-il.
- Je me le demande aussi," répondit Ron qui commençait à éprouver de la sympathie pour Dave.

Ils marchèrent ainsi un quart d'heure en imaginant les horreurs qu'ils pourraient faire à Rogue pour que celui-ci démissionne. Tout à coup, l'homme s'arrêta devant une boutique qui s'appelait "Magie, à la vie, A LA MORT". Il entra, fit signe aux autres de le suivre. Seul Harry pénétra dans la boutique. Il sentit immédiatement après avoir franchi le palier du magasin une douleur lancinante à sa cicatrice.
Il sortit immédiatement, les mains sur son front qui était à présent brûlant.

"Harry, s'écria Hermione, que se passe-il? Enlève tes mains de ta cicatrice, montre-moi ça !"

Lentement, Harry laissa apparaître sa cicatrice en écartant ses doigts. Son amie poussa un cri :

"Harry ! Oh, mon dieu ! Ron, viens voir ça !"

Ron regarda la cicatrice et s'écria à son tour :

"Harry, que s'est-il passé ? Qu'est ce que t'as fait ? Ta cicatrice... Oh mon dieu !
- Mais qu'est-ce qu'il y a ? s'énerva Harry, pourquoi vous criez comme ça ? Répondez- moi !
- Regarde," murmura Hermione en lui tendant un miroir.

Harry s'examina et resta bouche bée de stupéfaction : sa cicatrice était devenue rouge, presque noire. Mais elle n'était plus en forme d'éclair.
Elle représentait le signe des ténèbres.

"Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? dit-il, bon, c'est arrivé quand je suis entré dans le magasin, j'y retourne, on verra bien ce qu'il se passera.
- Harry, ce n'est pas prudent, s'exclama Hermione.
- C'est encore moins prudent de me promener comme ça. Attendez- moi là !"

Hermione le suivit tout de même, comme un ange gardien.

"La meilleure solution, c'est d'aller voir ce que fait Dave, répondit Harry en cachant sa cicatrice sous une mèche de cheveux.
- D'accord", dit Hermione.

Lentement, ils entrèrent dans la boutique.
Hermione poussa un cri, Harry fit aussitôt volte-face et se retrouva nez à nez avec... le professeur Rogue !

"Euh... bonjour professeur, balbutia le garçon.
- Harry, aide-moi, je t'en prie ! répondit le maître.
- Hein ?! Comment ça ? Vous vous sentez bien, professeur ?
- Mais, Harry, nom d'un détraqueur ! C'est moi, Hermione !
- Hermione ?! Mais, qu'est-ce qui se passe ?
- Un sortilège très ingénieux !" murmura un homme derrière Harry.

Les deux enfants se retournèrent. Dave se tenait appuyé contre une étagère.

"Le patron de ce magasin a utilisé le sortilège "marketingus", dit celui-ci.
- Et ça consiste en quoi ? demanda Hermione.
- Très simple, il change votre apparence en vous en donnant une qui vous dégoûte. Harry, tu désires ne jamais ressembler à un Mangemort, c'est bien ça ?
- Oui.
- Et toi, Hermione, tu ne veux pas ressembler à ce déchet aux cheveux gras nommé Rogue. Je me trompe ?
- Non, c'est bien ça, répondit-elle.
- Parfait, murmura Dave, je crois que nous allons avoir une petite discussion avec le patron.
- Euh... Dave, commença Harry.
- Oui ?
- Pourquoi avez-vous conservé votre aspect normal ?"

Dave sourit.

"Parce que je n'ai peur de rien. Je pense que l'on est comme on est et qu'il faut accepter son apparence. Le sortilège ne peut avoir d'effet sur quelqu'un comme moi.
- Ah..." répondit simplement Harry.

Ils allèrent directement à la caisse. Un petit homme à l'allure sournoise se tenait derrière. Il se recroquevilla en voyant arriver Dave. Il murmura un "Aïe, aïe, aïe!" à peine audible.

"J'exige des explications ! rugit Dave en montrant la cicatrice d'Harry.
- Je ne sais pas monsieur, que s'est-il passé ? demanda le minuscule homme.
- Pas la peine de me mentir, ce lieu est sous l'effet du sortilège "marketingus", et Harry se retrouve ainsi affublé de cette horrible cicatrice !
- Oh mon dieu ! Vous êtes Harry Potter ?
- Oui, et j'attends que vous me rendiez ma vraie cicatrice, répondit sèchement Harry.
- Non, monsieur Potter ! J'attends que vous m'achetiez quelque chose.
- Vous n'avez pas le droit de faire ça ! Vous n'êtes qu'un être ignoble ! Je vous déteste, hurla tout à coup Hermione.
- Bonjour, Severus, belle journée, n'est ce pas dit le vendeur, qu'est-ce que ce sera aujourd'hui ? Au fait, ma potion de mort a-t-elle fonctionné ? Vous en êtes content ? Ah oui, c'est vrai, vous comptez l'utiliser pendant l'année scolaire, j'avais oublié. Elle est capable de tuer un être humain, mais, c'est interdit, bien entendu.
- JE NE SUIS PAS SEVERUS ROGUE cria Hermione que Harry n'avait jamais vue dans un tel état, JE NE VOUS PERMETS PAS DE M'INSULTER !!!
- Ainsi, mon nom est une insulte..." dit une voix doucereuse derrière eux.

Harry se retourna. Rogue se tenait derrière eux, un sourire mauvais aux lèvres. Il était affublé d'une robe sur laquelle étaient inscrits ces mots : "Mort à la magie noire".

"Alors, Taylor, tu n'as toujours pas levé ton sortilège ? C'est ridicule ! Regarde ma robe ! Elle est devenue horrible s'exclama Rogue, elle n'est plus mettable !
- Ce n'est pas grave, je peux t'arranger ça, tu es un bon client après tout, et de plus, un excellent mage noir !"

Rogue déposa ses articles sur le comptoir, Taylor conjura le mauvais sort et le maître des potions repartit. Taylor se tourna de nouveau vers Dave, Harry et Hermione.

"Alors, soit vous achetez quelque chose, soit vous vous en allez comme ça.
- Voilà, dit Dave en posant un petit paquet enveloppé de papier kraft sur le comptoir.
- Ah, dit Taylor, je pense que c'est pour le petit.
- Ne pensez pas, ce n'est ni votre fort, ni votre travail, répondit froidement Dave.
- Oooooh... monsieur Goujon s'énerve, s'exclama le vendeur, vous me feriez presque peur!"

Dave le regarda d'un air menaçant et Taylor estima plus raisonnable de ne pas discuter plus longtemps. Dave paya son achat et ressortit après que Taylor ait conjuré le mauvais sort.

"Maudit bonhomme, murmura Dave en sortant du magasin.
- Euh... Mr Goujon commença Harry.
- Appelle-moi Dave !
- Oui, Dave. Je peux vous poser une question s'il vous plaît ?
- Oui, tu as l'air d'en avoir envie, non ?
- Mais, c'est peut-être indiscret...
- Vas-y toujours, Harry !
- Voilà, euh... comment dire... Qu'est-ce que c'est que cette chose ?" demanda Harry en montrant du doigt le petit paquet.

Dave sourit. Harry détailla un peu plus son visage : il était plutôt maigre, mais avait vraiment une apparence agréable. Des fossettes marquaient son visage au coin des yeux et sur ses joues. Ses cheveux étaient blancs, assortis à sa barbe bien taillée. Ses yeux rieurs étaient d'un brun profond.

"Ceci est ta seule chance de voir ton père un jour, répondit Dave.
- Comment ça ?
- Ça va peut-être te faire un choc...
- Mais qu'est-ce qui va me faire un choc ? s'énerva Harry, j'ai le droit de savoir, non ?
- Bon, cette chose est...
- Allez-y, l'encouragea Harry.
-...Ce qu'il reste du cadavre de ton père."

Harry se laissa tomber par terre, les yeux exorbités d'effroi. Dave le prit par l'épaule.

"Je sais que c'est dur pour toi, Harry. Mais ne t'inquiètes pas, tu ne verras pas de sang. Nous lui avons jeté un sortilège qui l'a réduit à un simple os.
- Montrez-moi cet os, répondit Harry d'une voix tremblante.
- D'accord, " répondit Dave.

Il enleva le papier kraft et laissa ainsi apparaître un os de couleur doré. Harry, Hermione et Ron, qui jusque-là n'avaient prononcé mot, s'écrièrent d'une seule voix un long "Ooooooooooh!"

Dave sourit et expliqua que les os des véritables sorciers, des meilleurs mages étaient de couleur d'or pur. Puis, Dave déclara qu'il lui fallait s'en aller. Harry voulut le remercier pour ce qu'il avait fait mais le sorcier avait déjà transplané. Le trio inséparable décida d'aller boire un pichet de jus de citrouille pour se remettre de ses émotions. Hermione expliqua aux deux garçons qu'elle partait le soir même pour la Bulgarie.

L'addition réglée, ils décidèrent de se rendre à Gringotts pour retirer l'argent d'Harry. Il remplit hâtivement une grosse bourse d'argent puis, tous trois partirent acheter leurs fournitures scolaires. Leurs emplettes finies, Harry décida de faire un tour au magasin de Quidditch. Il entra, un magnifique balai était posé au centre de la pièce. Le sorcier lut le nom qu'il portait et poussa un cri de surprise : son nom était "l'éclair hp".

Le vendeur accourut auprès de Harry :

"Monsieur Potter! s'écria-t-il, j'attendais votre visite avec impatience! Avez-vous vu cette merveille ?
- Oh oui, ce balai est magnifique, s'exclama Harry avec enthousiasme, qui en est le créateur ? Combien coûte-t-il ?
- Le créateur a pris le pseudonyme de "Muscadius Manson". Et pour le prix, il a demandé à ce que le balai soit gratuit pour vous. Combien d'exemplaires en voulez-vous ?
- Oh, non, non s'exclama Harry qui rougit jusqu'aux oreilles, je ne voudrais pas abuser !
- Mais vous n'abusez pas du tout ! J'insiste ! Le créateur m'a bien dit que vous pouviez en prendre autant que vous vouliez sans payer ! assura le vieil homme, si vous en prenez beaucoup, ça me ferait plaisir.
- J'aimerais en prendre 12, mais c'est tout de même beaucoup, répondit Harry, tout de même un peu gêné.
- Avec des paquets cadeaux ? Demanda le vendeur.
- De préférence.
- Et voilà, répondit-il en faisant apparaître de somptueux emballages d'un coup de baguette magique.
- Merci beaucoup, Monsieur, dirent les trois amis en coeur."

Ils sortirent tous trois avec des grands sourires mais une fois dehors, Hermione se mit à crier à Harry :

"Non mais, franchement ! tu n'as pas honte ? Douze balais gratuits... Tu es fou ? Ah oui, au fait, qu'est-ce que tu comptes faire avec douze balais ? Un, ça ne te suffisait pas ?
- Non. Il y en a un pour toi, un pour Ron, sept pour l'équipe de Quidditch, un pour Cho (il rougit légèrement), un pour moi, et un pour... Dumbledore.
- Dumbledore ? Quel est le rapport ? demanda Ron.
- Il s'est toujours conduit comme un père avec moi, sans que je puisse lui rendre la pareille. Maintenant que j'en ai l'occasion, je ne m'en priverais pas.
- Ah... répondit simplement Ron.
- Et ce balai pour Cho Chang, tu as oublié que c'était ton adversaire ?
- Non, Hermione, je n'ai pas oublié.... c'est simplement que...voilà vos balais! s'écria-t-il pour changer de sujet.
- Tu n'as pas répondu à la question, rétorqua-t-elle en guise de remerciement.
- Merci beaucoup Harry ! coupa Ron.
- De rien Ron, ça me fait plaisir !" répondit Harry.

Il remerciait intérieurement son ami de son intervention.
Ils n'en reparlèrent plus et aidèrent Harry à porter les paquets et ses affaires. Mais, Hermione eut la merveilleuse idée d'utiliser un sortilège de rétrécissement sur les affaires d'Harry qui put ainsi les ranger dans son sac à dos.

"Tu utiliseras un sortilège d'agrandissement à Poudlard, dit-elle.
- Merci beaucoup Hermione ! répondit-il
- De rien, de rien. Tu vois que ça sert de lire des livres pour sa culture générale !
- Ouais, quand on a des idées suicidaires... murmura Ron.
- Qu'est-ce que tu veux dire ? interrogea-t-elle d'un air menaçant.
- Je veux dire que si tu continues comme ça, on te retrouvera morte dans la bibliothèque, à force de lire des bouquins qui servent à rien !
- Excuse-moi, mais aucun livre n'est inutile ! Seulement, certains sont réservés à une élite, répondit-elle avec dédain.
- Mais, regarde-moi ça, dit-il en sortant un livre du chaudron d'Hermione, "Les plus illustres Vélanes de l'histoire de la magie", et ça ! "Comment devenir préfet-en chef de Poudlard en dix leçons", quelle horreur !
- J'ai déjà remarqué que nous n'avions pas les mêmes centres d'intérêt, répondit-elle d'un air hautain.
- Ouais, on dira ça comme ça, " rétorqua-t-il.

Harry décida d'intervenir. Il réussit finalement à les calmer.

Il repartit enfin avec Hermione du côté moldu du chemin de traverse pendant que Ron allait retrouver sa famille.

L'oncle Vernon attendait Harry. Il se trouvait à côté des parents d'Hermione, qu'il regardait avec méfiance, même si ceux-ci étaient moldus.

Après avoir salué Hermione, Harry repartit avec son oncle.

# Posted on Tuesday, 27 December 2005 at 10:39 AM

Chapitre 3 : Romantisme à bord du Poudlard Express

Chapitre 3 : Romantisme à bord du Poudlard Express
La dernière semaine passa très rapidement. Dudley restait adorable. Il laissa même Harry pulvériser des extraterrestres sur son ordinateur, chose pour laquelle il se révéla très doué.

Le 9 septembre, un peu avant 11 h, l'oncle Vernon conduisit Harry à la gare. Il partit sans même lui dire au revoir. L'endroit était bondé de monde. Le jeune sorcier repéra quelques-unes de ses connaissances qu'il salua. Il décida d'attendre Cho pour passer la barrière. Ron arriva, suivi d'Hermione. Les trois amis se saluèrent et se mirent à discuter. Harry regarda sa montre (cadeau du Dudley envoûté) et vit que s'ils ne franchissaient pas tout de suite la barrière, ils manqueraient leur train. Il franchit donc la barrière, en éprouvant un petit pincement au coeur pour ne pas avoir vu Cho.

Le train écarlate était plein à craquer. Il y avait apparemment beaucoup de nouveaux élèves. Les trois amis ne purent pas s'asseoir ensemble et furent dispersés dans différents compartiments. Harry entra dans le dernier du train. Lorsqu'il entra, une belle jeune fille lui sourit, l'invitant à s'asseoir.

C'était Cho.

"Bonjour Harry, tu vas bien ?
- Euh, oui, bredouilla-t-il, et toi?
- Ça va. Je suis contente de partager mon compartiment avec toi. Tu as reçu mon hibou ?
- Oui, " répondit Harry en rougissant.

Il s'apprêta à lui faire une déclaration, mais la porte du compartiment s'ouvrit. Malefoy, Crabbe et Goyle se tenaient dans son encadrement.

"Eh, le balafré, qu'est-ce que tu fais ici ? Ta copine "Miss Sang de Bourbe" t'as lâché pour l'autre racaille de Weasley?"

Crabbe et Goyle s'esclaffèrent bruyamment, bien qu'ils n'aient pas compris la "plaisanterie" de leur leader. Harry voulut sortir sa baguette magique pour jeter un sort aux trois Serpentard. Mais Cho eut une autre idée :

"Non Drago, rétorqua-t-elle, il est ici parce que je l'ai invité, ça me faisait plaisir, beaucoup plus que de te voir".

Malefoy rosit légèrement et dit à ses deux gorilles :

"Venez, on s'en va."

Harry regarda Cho avec étonnement. Elle lui expliqua que Malefoy lui avait écrit une lettre d'amour pendant les vacances, lui avait dit de ne plus approcher Harry. Dans sa réponse, elle lui avait écrit que Harry était mille fois plus fréquentable que lui. Le sorcier sourit.

"Tiens, tu sais quoi ? demanda Cho.
- Non, quoi ? répondit Harry.
- J'ai été engagée dans l'équipe nationale féminine de Quidditch comme attrapeuse !
- C'est super ! s'exclama Harry, félicitations !
- Oui, c'est super ! Je trouve aussi. Mais, je ne te verrais plus...
- Ne t'inquiètes pas, Cho, tu m'oublieras vite. Il y a des garçons qui te méritent plus que moi. Je ne suis pas ton seul admirateur."

Harry s'interrompit. Il venait de trahir son amour pour Cho. Il rougit jusqu'aux oreilles et se tourna vers elle, il lui avait enfin révélé l'amour qu'il lui portait.

"Alors, on s'aime tous les deux, murmura Cho, on pourrait sortir ensemble...
- Oui, on pourrait," répondit doucement Harry.

Il se sentait plutôt mal à l'aise. Sa gêne s'accentua lorsque la jeune fille lui prit la main. Il songea qu'il ressemblait sûrement à une tomate trop cuite avec des lunettes et des cheveux noirs.

"Je ne sais pas si tu te souviens, lorsque tu étais en 2 année, tu as reçu un poème d'amour, à la St Valentin.
- Si, je me souviens, répondit Harry.
- Il n'était pas envoyé par Ginny Weasley, mais par moi."

Il la regarda avec des yeux ronds. Elle lui expliqua qu'elle l'avait aimé dès le premier regard, lors de la cérémonie de la répartition. Une fois de plus, Harry rougit jusqu'aux oreilles, lui, il n'avait commencé à l'aimer que 2 ans auparavant. Cho lui dit qu'elle ne lui avait pas déclaré sa flamme plus tôt car elle pensait qu'il aimait Hermione. Elle s'était rendu compte du contraire lors du bal du Tournoi Des Trois Sorciers auquel Hermione s'était rendue avec Viktor Krum. Ils passèrent de très bons moments tous les deux jusqu'à ce qu'ils arrivent à Poudlard. Harry ne se rendit pas compte que la manière dont Cho l'avait abordé était un peu étrange.

# Posted on Tuesday, 27 December 2005 at 10:41 AM

Chapitre 4 : Potter pleure.

Chapitre 4 : Potter pleure.
Comme d'habitude, ils voulurent entrer dans la grande salle pour la cérémonie de la répartition.

Malheureusement, ça ne se passa pas ainsi. Lorsque Harry franchit le pas de la porte, une main le retint dans son dos. Il se retourna. Le professeur McGonagall se tenait devant lui. Elle avait de grands cernes, des yeux rouges et gonflés et un mouchoir à la main. Elle murmura à Harry d'une voix plus que tremblante :

"Harry, viens avec moi, je dois t'annoncer quelque chose.
- Mais, professeur... commença Harry
- S'il te plaît, Harry, ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont déjà."

Harry jeta un regard interrogateur à Ron, Hermione et Cho qui se trouvaient avec lui, puis, il suivit le professeur de métamorphose. Elle le conduisit dans son bureau. Puis, elle annonça immédiatement :

"Dumbledore est mort.
- C'est impossible !!! s'exclama Harry, envahi par le désespoir.
- Je suis désolée de t'annoncer ça comme ça, Harry.
- Non, professeur, c'est impossible ! Comment est-ce arrivé ?
- On l'a retrouvé mort dans son lit. Je suis vraiment désolée. Le meilleur sorcier de tous les temps s'est éteint cette nuit. Nous ne sommes plus en sécurité à Poudlard. C'est un bien triste jour."

Harry était complètement désespéré. Il sentait de chaudes larmes couler sur ses joues. Il ne voyait plus rien, sa vue brouillée par les larmes. Il aurait aimé que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve et qu'il se réveille immédiatement.

"Harry, commença le professeur, Albus était ton...
-...Arrière grand-père, acheva Harry entre deux sanglots.
- Tu le savais, Harry ? demanda McGonagall.
- Oui, je l'ai vu grâce au cadeau d'anniversaire que Ron m'a offert. C'était un miroir qui me montrait mes souvenirs les plus heureux et..."

Harry se décida à raconter toutes ses vacances. Son récit terminé, il se sentait libéré de l'intérieur. Il leva les yeux vers McGonagall. Elle pleurait. Elle expliqua :

"Je connaissais très bien tes parents. C'étaient des gens exceptionnels. Tout le monde les aimait, de plus, c'étaient d'illustres sorciers. Il y avait une chose qui reliait James à son grand père : ses yeux. On avait l'impression qu'un feu y brûlait tellement ils brillaient. Ils pétillaient de malice, comme ceux d'Albus. Ton père était un jeune homme très prisé. Ses clins d'oeil étaient vraiment ravageurs. Ta mère aussi était particulièrement appréciée. En effet, Lily avait toujours un mot gentil pour chacun, toujours une parole de réconfort, toujours un sourire pour ceux qui en avaient besoin. Elle avait les mêmes yeux verts que toi. D'ailleurs, elle avait aussi beaucoup de succès et de nombreux admirateurs.
Beaucoup de jeunes hommes en tombaient amoureux. Lily et James étaient préfets en chef, les meilleurs que Poudlard n'ait jamais eus, sûrement, c'est comme ça qu'ils sont devenus amis, puis un peu plus...
- Ils savaient que Voldemort allait les tuer ?"

Le professeur de métamorphose eut un petit frisson :

"S'il te plaît, Harry, ne prononce pas son nom, dit-elle avec douceur, oui, je crois qu'ils savaient. Ils sont morts pour toi, Harry. Rien que pour toi. S'ils restaient en vie, tu mourrais et inversement. Mais, ils voulaient te protéger.
- Ah... murmura simplement Harry, la tête basse.
- Oui et ça prouve vraiment qu'ils avaient du coeur.
- Et, pour revenir au professeur Dumbledore, dit Harry, pourquoi souhaitiez-vous me voir, moi, spécialement ? Pourquoi ne l'avez-vous pas dit, devant tout le monde, dans la grande salle ?
- Parce qu'il t'a adressé une lettre, Harry. Il avait déjà préparé son testament."

McGonagall lui tendit une enveloppe jaune, sur laquelle était écrit "A l'attention de Mr Harry Potter".
La main tremblante, il l'ouvrit. Ce ne fut pas une lettre qui en sortit, mais un hologramme. Dumbledore se matérialisa et dit à Harry :

"Mon cher Harry,
Puisque tu vois ça, c'est que je suis mort, il fallait bien que ça arrive un jour. Je voulais que tu saches que j'étais le grand-père de James Potter. C'est-à-dire, ton arrière grand père. C'est pour ça que je te portais tant d'attention. Beaucoup de gens auraient souhaité me tuer ou tout au moins prendre ma place de directeur de Poudlard. Si tu ne crois pas en ma mort, pars à ma recherche, tu es libre. Mais sache ceci : Pour moi, tu étais comme mon propre fils, je ne t'oublierais pas, où que j'aille quand je serais mort, je penserais toujours à toi, à ton courage et à ton intelligence. Gagne des matchs de Quidditch, continue à vivre de merveilleuses aventures mais n'oublie pas que, quoi qu'il arrive, l'esprit de ton arrière grand père est avec toi. Encore une chose, note cette phrase : "Rodn of fyr ged reitireh'lseut", tu comprendras sa signification à l'aide de tes amis. Sur ce, adieu. Je te lègue tous mes biens."

L'hologramme s'effaça et l'enveloppe tomba à terre. Harry enfouit son visage dans ses mains : il ne voulait pas que McGonagall le voie pleurer.

"Harry, commença-t-elle d'une voix qui se voulait apaisante, tu ne peux plus suivre ta scolarité à Poudlard.
- Quoi ?!
- Dumbledore est mort, Harry. Tu n'es plus en sécurité ici. Tu devras retourner chez tes moldus.
- Mais, professeur ! C'est impossible ! J'en mourrais de chagrin !
- Je comprends, Harry. Mais, nous ne voulons pas te perdre et Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Etre-Prononcé peut t'attaquer à tout moment.
- Écoutez, professeur, s'exclama Harry, ce collège, c'est mon unique raison de vivre. Si vous me renvoyez chez les Dursley, vous tuerez en même temps mes espoirs, mes rêves et mes joies. Ne faites pas ça, je vous en prie. Je trouverais Voldemort s'il le faut et je le détruirais à tout jamais. J'ai décidé de prendre des cours intensifs de défense contre les forces du mal. Je réussirais, je le sais.
- Harry, ne t'énerve pas. Tu es très doué, mais tu ne vaincras pas pour de bon le seigneur des ténèbres, c'est impossible ! Écoute, tu devras retourner chez toi dès la semaine prochaine.
- Chez moi, professeur, c'est ici ! s'emporta Harry, vous ne me ferez aller nulle part ailleurs !
- Harry, sois raisonnable.
- Non ! Vous ne comprenez donc pas ? Je n'ai pas de chez moi !
- Je parlais de Privet Drive, Harry.
- Vous voulez vraiment que je vous dise ce que j'en pense de Privet Drive ? menaça-t-il.
- Non, Harry, je le sais. Mais, tes moldus seront ravis de te revoir, j'en suis certaine. Maintenant, je te conseille de retourner avec tes amis. Je vous rejoindrais dans quelques minutes.
- Au revoir, professeur, murmura Harry d'un air sombre.
- À bientôt, Harry."

Il sortit de la pièce et rejoignit la grande salle. Là, il s'assit entre Ron et Hermione. Il fut très reconnaissant envers ses amis qui ne lui posèrent aucune question sur la raison de la rougeur de ses yeux. La cérémonie de la répartition était terminée depuis bien longtemps déjà. Les nouveaux Serpentard semblaient nombreux, sûrement à cause du retour de Voldemort. Quelques minutes après l'arrivée d'Harry, McGonagall fit son entrée. Elle annonça que l'école accueillait trois nouveaux professeurs. L'apprenti sorcier, qui jusque-là n'avait pas levé les yeux vers la table des professeurs, le fit. En effet, trois nouveaux sorciers étaient assis. McGonagall les présenta aux élèves.

"Voici Saturnia Magnolia, qui enseignera l'histoire de la magie ! présenta-t-elle.
- Youpi ! s'exclama la foule d'élèves.
- Voilà Dave Goujon qui enseignera la défense contre les forces du mal.
- Quoi ? s'étonna Harry, tout en applaudissant.
- Et voici Neptuna Missélia qui se chargera de la métamorphose ! annonça-t-elle en désignant une femme séduisante d'une vingtaine d'années.
- Hein ?! s'écrièrent en choeur Ron et Hermione.
- Ah... Mrs Missélia veut prendre la parole ! dit McGonagall, allez-y !
- Alors, tout d'abord, je voudrais vous dire que je suis très heureuse d'enseigner ici. En effet, c'est mon rêve depuis que je suis enfant. J'espère que nous passerons de bons moments ensemble. En tout cas, je ferais tout pour ça. Je ne doute pas de vos capacités car je sais que vous ne seriez pas ici si vous n'aviez rien de spécial, d'unique en vous ! s'exclama-t-elle avec entrain.
- Moi, c'est ma maladresse... Oups ! s'écria Neville Londubat en renversant son pichet de jus de citrouille sur ses genoux.
- Par exemple, cria Malefoy bien fort pour que tout le monde puisse l'entendre, Potter, c'est son imbécilité et son horrible balafre !
- Potter ? Harry Potter ? demanda Neptuna Missélia, Il se trouve dans cette salle ? Mr Potter, levez-vous que je vous voie !"

Harry ne bougea plus et fit semblant de contempler son assiette en sentant tous les regards braqués sur lui. Il entendit soudain des bruits de talons aiguilles se rapprocher de sa table. Puis, ces bruits s'arrêtèrent à quelques dizaines de centimètres de lui. Il leva les yeux : son futur professeur de métamorphose se tenait devant lui. Une odeur de parfum envahit en même temps le nez d'Harry.

"Bonjour Mr Potter, dit-elle dans un sourire, vous n'aviez pas entendu ce que je disais ?
- Si, euh... professeur ! balbutia Harry.
- Ah bon ? Etrange... Sachez que je suis très heureuse, (comblée même !) de savoir que je vous aurais comme élève."

Il ne dit rien, mais pensa à la surprise de Mrs Missélia lorsqu'elle s'apercevrait de l'absence d'Harry à son prochain cours. Elle repartit à la table des professeurs après avoir adressé un clin d'oeil au jeune homme. Il ne la quitta pas des yeux qui restèrent braqués sur elle bien après qu'elle se soit assise. Il remarqua alors que Rogue arborait un sourire niais, la bouche ouverte en contemplant le décolleté de Mrs Missélia. Harry pouffa de rire et désigna Rogue à ses amis qui pouffèrent aussi. McGonagall se releva soudain et s'adressa à ses élèves :

"Un bon nombre d'entre vous doivent se demander : Pourquoi un nouveau professeur de métamorphose ? Et pourquoi Dumbledore est absent ? Eh bien, je vais répondre à ces questions : Dumbledore est mort cette nuit et je dois reprendre la direction de l'école. Hélas, je n'aurais ainsi plus le temps de à consacrer à l'enseignement de la métamorphose. Mais, je suis sûre et certaine que Mrs Missélia occupera ce poste avec brillance. Je m'en porte garante. De plus, je viens de découvrir le moyen de continuer à protéger Poudlard de Vous-Savez-Qui. Vous pourrez donc poursuivre vos études tranquillement, dit-elle en souriant à Harry, Dumbledore m'a transmis tous ses savoirs et tous ses secrets par une lettre magique. Ainsi, je pourrais le remplacer. Pas dans vos coeurs, bien entendu, mais au moins dans ses fonctions."

McGonagall s'interrompit et regarda les apprentis sorciers : un bon nombre pleurait. Hagrid se moucha bruyamment. Elle murmura quelques paroles réconfortantes. Puis, elle continua : "Par contre, j'ai quelque chose de plus gai à vous annoncer : les nouveaux préfets en chef sont : Miss Cho Chang de Serdaigle et Mr David Sonharley de Poufsouffle ! Ils ont été choisis car ils étaient tous deux préfets et doués en classe ! Bravo !"
Cho traversa la pièce accompagnée d'un horrible garçon boutonneux avec des grosses lunettes, des cheveux impeccablement peignés mais un air ahuri. Il y eut quelques applaudissements polis (et des rires) pour David, mais il y eut des explosions de joie pour Cho. David resta là, bouche ouverte, dos rond, mais Cho distribua pendant ce temps des sourires radieux.

"Il a l'air vraiment bêta, celui-là !" s'exclama Hermione en montrant David du doigt.

"J'ai autre chose à dire, commença McGonagall, il faut aussi faire l'élection des préfets. Qui se présente chez Gryffondor ?" interrogea-t-elle.

Bien entendu, Hermione leva le doigt. Elle fut d'ailleurs la seule. McGonagall encouragea des autres élèves à se présenter. Au bout d'un certain moment, Lavande Brown, Parvati Patil, Ginny Weasley, Seamus Finnigan et Dean Thomas levèrent leur main. Puis, tous les Gryffondor votèrent et Hermione obtint la majorité absolue. Ron grogna qu'il ne manquait plus que ça.

"Les candidats pour Poufsouffle, levez la main !" continua McGonagall.

Cette fois-ci, ce fut Anna Bott qui gagna.
Pour les Serpentard, ce fut Pansy Parkinson et pour Serdaigle, une certaine Lucy Dawson.
McGonagall fit rétablir le calme et d'un ton solennel, elle annonça :

"Maintenant, élisons tous ensemble les capitaines des équipes de Quidditch. Commençons par les Serpentard. Qui se présente ?"

Plusieurs élèves (dont Malefoy) levèrent la main. McGonagall leur demanda s'ils voulaient faire un discours. Drago approuva. Puis, il déclara :

"Chers camarades. Vous souhaitez la victoire de Serpentard tout autant que moi, n'est-ce pas ? Alors, c'est pour moi qu'il faut voter. Si je suis élu, je renouvellerai tout notre matériel. Vous aurez droit à des robes de champions et à des balais d'excellence. Elisez-moi et Gryffondor mordra la poussière comme jamais. Surtout ce fils à papa de Potter...
- Mr Malefoy ! s'indigna McGonagall, restez poli tout de même !
- Hum, hum...c'est ça...dit-il.
- Maintenant, procédons au vote, qui souhaite l'élection de Mr Malefoy ?"

Sous les yeux ébahis de l'assemblée, tous les Serpentards levèrent la main. Malefoy regarda les Gryffondor avec un petit sourire supérieur. Ron ne put s'empêcher de faire un signe obscène à celui-ci.
Puis vint la sélection du capitaine des Serdaigle. Cho hérita du poste. Chez Poufsouffle, ce fut Ernie Mc Millan. Enfin, les Gryffondor durent choisir leur chef. Lorsque McGonagall demanda qui votait pour Harry, pendant quelques secondes, personne ne bougea. Puis, toutes les mains se levèrent. Harry, aux anges, sourit jusqu'aux oreilles et regarda Malefoy, occupé à déchirer son chapeau de sorcier avec les dents. Celui-ci se tourna à nouveau vers les Gryffondor et brandit son poing vers Harry qui rit doucement. Les élections terminées, McGonagall reprit la parole :

"Pour les inscriptions, allez voir Mrs Missélia. En effet, Mrs Bibine ne désirait plus occuper le poste d'entraîneuse pour des raisons de santé."

"Franchement, s'exclama Hermione, elle est vraiment envahissante cette Neptuna Missélia !
- C'est pas grave, assura Ron, elle est tellement belle !!"

Hermione secoua la tête d'un air consterné.

Une minute plus tard, tous les élèves purent manger. Malheureusement, la cuisine était beaucoup moins bonne que d'habitude. Harry le fit remarquer à ses amis.

"Ah, ça...murmurèrent Ron et Hermione.
- Quoi, qu'est-ce qu'il y a ?
- McGonagall a viré les Elfes de maison, dit Ron.
- Comment ça ? interrogea Harry.
- En fait, pendant les vacances, elle a reçu une importante pétition (de ma part) contre leur exploitation. Elle les a donc replacés chez des familles d'élèves en ayant fait la demande, expliqua Hermione.
- Oui, dit Ron, il y en a même un chez moi ! Ma mère est aux anges !
- Et donc, maintenant, ce sont les fantômes qui s'occupent du repas ! Ça leur fait passer le temps... termina Hermione.
- C'est bien, ça, dites donc !" s'exclama Harry.

Ils continuèrent de parler de choses et d'autres. Soudain, Harry sentit des serres pincer sa cuisse. Il leva la tête et vit un magnifique phénix.

"Salut Fumseck !" s'exclama-t-il.

L'oiseau eut un comportement étrange. Il inclina la tête jusqu'à ce que son bec touche la table. Il le remua. Puis leva la patte.

"Qu'est-ce qu'il fait ? s'étonna Ron.
- On dirait qu'il essaye d'écrire quelque chose, répondit Harry.
- Ce que vous êtes bêtes les garçons ! s'exclama Hermione en détachant quelque chose de la patte du phénix, il a tout simplement une lettre pour Harry !"

Ils déplièrent le morceau de parchemin qu'Hermione avait détaché. Il était froissé et même déchiré par endroits. L'écriture était précipitée. L'auteur de la lettre semblait peur que quelqu'un le découvre.
À l'encre verte, comme dans un poème, quelques phrases étaient griffonnées. Ça ressemblait un peu à un poème. Les trois amis se serrèrent les uns contre les autres pour mieux voir la lettre. Harry, qui la tenait entre ses mains, lut à voix basse pour que seuls ses amis puissent l'entendre :

Rouge et or,
Gryffondor,
A sa chambre des secrets
Que découvrira l'héritier.
Harry,
Réfléchis.
Qu'a fait ta baguette magique ?
Tes parents n'habitaient-ils pas la ville de Godric ?
Comment était ton épée ?
Fait éclater la vérité.
Mon arrière petit-fils, ne me déçois pas.
Délivre-moi.
Je suis prisonnier de quelqu'un qui veut ma mort,
Peut-être pire encore.

"Ça vient de qui à ton avis ? questionna Hermione.
- D'Albus Dumbledore, répondit Harry, il a besoin de moi.
- Dumbledore est mort ! s'exclama Ron, et ce n'est pas ton arrière grand-père !
- En fait, dit Harry, si ! C'est pour ça que McGonagall m'a appelé dans son bureau et aussi pour me donner une lettre de Dumbledore. Mais, pour mon lien de parenté, je le savais déjà.
- Ah bon ? s'étonna Hermione, comment ?
- Ron m'a offert un miroir qui me montre mes souvenirs les plus heureux. C'est là que j'ai su.
- C'était de ça que tu parlais quand tu disais, "je ne te dirai ce que j'ai vu qu'à la rentrée, pour le suspense" ? questionna Ron.
- Oui. Honnêtement, pensez-vous vraiment que Dumbledore soit mort ? dit Harry
- C'est possible, répondit Hermione, à mon avis, cette lettre est un piège. Mais, je ne pensais pas que Dumbledore mourrait de vieillesse. J'imaginais plutôt un combat avec Celui-Dont-Le-Nom-Ne-Doit-Pas-Etre-Prononcé.
- Tu sais, Hermione, Dumbledore était vieux...dit Ron.
- Donc, vous y croyez ? s'étonna Harry, moi, non. Je partirai à sa recherche.
- Harry...commença Hermione.
- Non, Hermione ! Ne me fais pas de leçon de morale ! Dumbledore lui-même a dit que je pouvais partir à sa recherche.
- Et tu vas croire toutes ces salades comme quoi t'es l'héritier de Gryffondor ? Va te faire soigner mon vieux ! s'exclama Ron.
- Vous voulez que je vous dise ce qui me fait croire à cette histoire ? Très bien. Dumbledore m'a donné un indice dans son testament : "Rodn of fyr ged reitireh'lseut". Si on le met à l'envers, ça donne : "tu es l'héritier de Gryffondor." Et pour ce qu'il dit dans la lettre, je vais vous expliquer. Le jour où j'ai eu ma baguette, quand je l'ai essayé, elle a fait des étincelles rouges et or, qui sont les couleurs de Gryffondor. De plus, je viens de l'examiner et je me suis rendu compte qu'on me l'a vendue d'occasion. "G.G", voilà ce qui est gravé dessus. Je me souviens que Ollivander est allé la chercher dans l'arrière-boutique car aucune autre ne me convenait. À mon avis, il la conservait en attendant que la personne idéale se présente. Mes parents habitaient à Godric's Hollow quand Voldemort est venu les tuer. C'est la ville où est né Godric Gryffondor. Et c'est dans cette ville que s'est produit un miracle pour moi. Et pour couronner le tout, je ne sais pas si vous vous souvenez, lorsque l'on était encore en 2° année, de l'épée que j'ai tirée du Choixpeau magique. Moi, je m'en souviens très bien. La poignée portait cette inscription : Godric Gryffondor. Ça fait beaucoup de coïncidences, vous ne trouvez pas ?
- Et toi, rétorqua Ron avec mauvaise humeur, tu trouves pas que t'es un peu narcissique ?
- Écoute, Ron. Je ne dis pas ça par narcissisme. Je fais ça parce que je veux sauver Dumbledore. Tu comprends ?
- Plus ou moins, mais, tu comptes faire quoi exactement pour ça ? reprit Ron.
- Rien pour l'instant à part essayer de trouver la chambre des secrets.
- Harry, c'est dangereux ! Et puis, tu risques de te faire renvoyer... dit Hermione.
- Ce n'est pas grave. Si je délivre Dumbledore, il acceptera que je revienne. Et puis, McGonagall l'a entendu comme moi dire que si je ne croyais pas en sa mort, je pourrais le rechercher, répliqua Harry, de toute façon, si je meurs, je ne vous manquerais pas tant que ça...
- Harry ! s'écrièrent Ron et Hermione d'une même voix, tu plaisantes, j'espère !"

Harry sourit et ils n'en parlèrent plus.

# Posted on Tuesday, 27 December 2005 at 10:44 AM